« J’ai du mal à y voir dans ce trou du cul », ironise Varlet dans ses textes. Tranchantes saillies cyniques, guitares tantôt minimales tantôt délicates : l’homme se joue de la conformité. Pire encore, il manie l’ambiguïté avec dextérité. Résultat: nous aussi on s’y perd. Certains, désappointés, diront qu’il s‘écoute écrire. D’autres, fascinés, qu’il ne peut être étiqueté. Mais qu’importe. Nul ne peut le contester: Varlet a l’art de charrier les mots, seul, dans sa bulle. Du genre de celle qu’on ne peut pénétrer, au risque qu’elle nous éclate à la tronche. Varlet se contemple, se rêve. Nous berce, et nous inonde à la fois. C’est le prix à payer quand on se laisse balancer par ses poésies introspectives. Autour de lui planent les ombres de songwriters aux syllabes étirées, accouchés par les vastes contrées américaines. Pas de bémol donc. Juste un final des plus classieux : le dernier titre, éponyme, largement inspiré du fils Buckley.dimanche 21 décembre 2008
Alexandre Varlet - Ciel De Fête
« J’ai du mal à y voir dans ce trou du cul », ironise Varlet dans ses textes. Tranchantes saillies cyniques, guitares tantôt minimales tantôt délicates : l’homme se joue de la conformité. Pire encore, il manie l’ambiguïté avec dextérité. Résultat: nous aussi on s’y perd. Certains, désappointés, diront qu’il s‘écoute écrire. D’autres, fascinés, qu’il ne peut être étiqueté. Mais qu’importe. Nul ne peut le contester: Varlet a l’art de charrier les mots, seul, dans sa bulle. Du genre de celle qu’on ne peut pénétrer, au risque qu’elle nous éclate à la tronche. Varlet se contemple, se rêve. Nous berce, et nous inonde à la fois. C’est le prix à payer quand on se laisse balancer par ses poésies introspectives. Autour de lui planent les ombres de songwriters aux syllabes étirées, accouchés par les vastes contrées américaines. Pas de bémol donc. Juste un final des plus classieux : le dernier titre, éponyme, largement inspiré du fils Buckley.
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