Attention, folk américaine au lyrisme précoce…Voix grave et usé, textes sombres, guitares mélancoliques : à seulement 23 ans, l’apprenti songwriter connaît la recette des vieux briscards du genre, avec un peu de bouteille en moins. Son premier album, Where The Humans Eat, sorti il y a deux ans, nous avait déjà charmés. Un minot défroqué sorti de son île du Massachusetts, aux prises entre un Cohen et un Dylan, ça valait le détour. Et si ce nouvel opus ne manque pas de sel, enchaînant toujours avec ardeur des ballades écorchées mais toujours pleines d’espoir, jeunesse oblige, il s’est vidé de sa spontanéité. Reste néanmoins un album de bonne tenue. Alternant protest songs et hymnes à l’amour, il parvient à dresser au dessus du lot quelques morceaux déchirants où se répand une jolie brochette de violons et de pianos. Artiste à suivre de près… jeudi 18 décembre 2008
Willy Mason - If The Ocean Gets Rough
Attention, folk américaine au lyrisme précoce…Voix grave et usé, textes sombres, guitares mélancoliques : à seulement 23 ans, l’apprenti songwriter connaît la recette des vieux briscards du genre, avec un peu de bouteille en moins. Son premier album, Where The Humans Eat, sorti il y a deux ans, nous avait déjà charmés. Un minot défroqué sorti de son île du Massachusetts, aux prises entre un Cohen et un Dylan, ça valait le détour. Et si ce nouvel opus ne manque pas de sel, enchaînant toujours avec ardeur des ballades écorchées mais toujours pleines d’espoir, jeunesse oblige, il s’est vidé de sa spontanéité. Reste néanmoins un album de bonne tenue. Alternant protest songs et hymnes à l’amour, il parvient à dresser au dessus du lot quelques morceaux déchirants où se répand une jolie brochette de violons et de pianos. Artiste à suivre de près… mardi 16 décembre 2008
Xavier Rudd - Withe Moth - Epitaph

Difficile de ranger Rudd dans une catégorie. Vu la vague déferlante de surfeurs australiens portée entre autres par Jack Johnson, répandant inlassablement leurs chansons mi-folk mi-blues aux arômes exotiques, Rudd semblait s’engouffrer dans le même rouleau. Car son premier morceau, « Better People » ressemble de près au genre de mini-tube destiné à inonder les ondes, emballant au début, vite crispant après quelques passages. Mais l’album recèle pléthores de trésors cachés. S’éloignant assez vite des mélodies limpides pour nous livrer un son plus expérimental, Rudd se positionne nettement au-dessus de ses congénères. Maniant avec brio harmonica, banjo, tambour aztèque, guitare à douze cordes acoustiques et didgeridoo, ce poly-instrumentiste se livre à un parcours spirituel sinueux, hypnotique et envoûtant. Derrière certains de ses arrangements se cachent des ambiances quasi-chamaniques où se confondent des cris d’oiseaux et des chants aborigènes. Un délire à prime abord pas forcément alléchant, certes. Mais camouflé sous une voix modulée aux rythmes ambivalents de ses compos, le rendu convainc. Parfois reggae, souvent folk, Rudd varie les genres sans parcimonie. Une expérience intime, sincère, débordant de textes douloureux et utopiques. Résultat : l’album dégage un climat à la fois chaleureux et rafraîchissant. Encore faut-il daigner s’y abandonner.
lundi 15 décembre 2008
Seventeen Evergreen - Life Embarrasses Me On Planet Earth

Si ce disque était un lieu, ce serait une forêt. Juste parce que c’est de là qu’on peut le mieux contempler les étoiles. Retourner aux origines et se réconcilier avec la nature. Dans ses compos, le duo californien parvient à alterner entre pop-songs euphorisantes et mélancolies lunaires plus électros. Un brin psychédélique. Une réussite.
Olivier Libaux - Imbécile
Olivier Libaux aime les contes de fées. Déjà en 2003, avec « L’héroïne au bain », il nous avait concocté, avec un succès plus critique que commercial, un conte pour adultes parsemés de rythmes pop à l’anglaise. A ses côtés, figurait une sympathique brochette de voix (dont Katerine et Lio). Ne pas s’y tromper pour autant : ses histoires n’ont rien de commun avec les comédies musicales plan-plan façon Roméo et Juliette. Avec Imbécile, on s’approche plutôt de la pièce de théâtre. Celle qui met en scène quatre bobos, submergés par les tracas de la vie, réunis autour d’un dîner (on se croirait dans un film d’Eric Rohmer). Rien d’exceptionnel, en somme. Pourtant, sa prouesse est double. Elle se résume dans la dichotomie entre des paroles cruelles et incisives, écrasantes de réalisme au point de se planquer dans un coin, contrastées par une musique légère et enthousiaste.Telle est la force de cet album : porter un regard amusé sur les aléas de la vie. Avec une ambiance résolument chanson française où se chatouillent des guitares à
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