Par Damien Grosset
350 kg de déchets par an pour un habitant. Un chiffre qui, selon l’étude menée par l’Ifen (Institut Français de l’Environnement), a doublé durant ces quarante dernières années. Mais aussi un résultat qui contraste avec le succès de la pratique du tri sélectif. Car si tout le monde, ou presque, met la main à la patte pour séparer les emballages, trop peu cherchent à limiter leur quantité.Respecter les couleurs
Piqure de rappel. Respecter le tri sélectif, c’est séparer les déchets par famille. Pour les ordures
hors-verre, c’est le couvercle jaune. Y entrent les bouteilles plastiques, les canettes de boisson, les cartons (vidés, bien évidemment) et les journaux. Ne pas y mettre le verre, réservé au bac blanc. Ni les ordures non recyclables, conservés dans le bac vert. A savoir : les bouchons de liège des bouteilles et les couvercles en métal des bocaux appartiennent respectivement au bac vert et au bac jaune.L’emballage, centre de toutes les attentions
Avec la rareté des sacs de caisse, nul doute que les grandes surfaces se la jouent aussi écolo. Mais le hic se trouve dans les rayons. Lingette, essuie-tout, rasoir ou brosse à dents : les produits jetables inondent les magasins. Sans compter la taille disproportionnée des emballages, où les directeurs marketing mettent le paquet pour attirer l’œil du client.
Reste plusieurs solutions : optez pour les packagings propres, dits éco-emballages (souvent accompagnés du label NF Environnement), ou privilégier les produits en grande quantité (quitte à être en vrac) plutôt que les portions individuelles.Jeter utile
Sous quel couvercle vider sa boîte de médicaments périmée ? Celui pour les plastiques ? Logiquement, oui. Mais les déchets toxiques ont aussi leur notice. Exemple : pour les produits pharmaceutiques, les réexpédier à l’envoyeur est possible (ici, la pharmacie). Même chose pour vos huiles, batteries usagées ou encore vos piles. Autrement, subsiste une énième alternative : la déchèterie.
Ou déposer votre vieille machine à laver ? Sur le trottoir devant chez vous, en attendant le ramassage mensuel des ordures? Depuis la directive sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) de 2005, les magasins d’électroménagers sont tenus, lors de l’achat d ‘un nouvel appareil, de reprendre l’ancien.
Autre astuce pour jeter utile : les associations caritatives. Elles collectent, réparent et revendent. C’est le cas de la fédération Envie. Chaque année, elle collecte environ 500 000 appareils et en revend 65 000.
Ils s’en chargent
Lydie Bertrand, chargée de communication à la fédération Envie« On vend les appareils rénovés à prix réduit pour les familles modestes ».
« Le processus est simple : on récupère dans les déchèteries ou chez les distributeurs les appareils électroménagers en fin de vie. On les diagnostique puis après validation, on les désinfecte et on les nettoie. Ceux qui ne sont pas rénovés sont orientés vers les filières de recyclage. Les autres sont soumis à un contrôle qualité avant d’être mis en vente dans nos magasins. On vend les appareils rénovés à prix réduit et ils sont garantis un an. C’est une aubaine pour les familles modestes et ça montre que l’on ne doit pas jeter n’importe comment ceux dont on ne se sert plus. Et au résultat, tout le monde est gagnant ».

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire